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  • Valerie Leblanc

L’estime de soi : réflexion et mise en action


L’estime de soi est un concept plus ou moins bien défini, mais dont on parle allègrement. Notre estime se répercute sur différentes facettes de notre vie. Nous pouvons parler d’estime personnelle, d’estime professionnelle, d’estime sexuelle, etc. Nous pourrions résumer en disant que c’est la valeur que nous nous accordons. Est-ce que j’aime la personne que je suis? Est-ce que je me sens apte à réussir par moi-même?

Une bonne estime de soi est souvent vue comme la clé de l’épanouissement ou de la réussite. Lorsqu’on s’arrête au sujet, il est vrai que de croire en soi et dégager une image confiante peut donner confiance aux autres et faciliter l’accès à nos buts. Avoir confiance en soi (concept voisin de l’estime) nous amène davantage dans l’action et donc, facilite l’atteinte de nos objectifs. Lorsque l’on se sous-estime, il est peu probable qu’on ira parler à la personne qui nous intéresse ou même, que nous osons prendre les devants dans la sexualité. « Que va-t-il penser de moi? », « je vais perdre la face », « je ne serais jamais capable » sont des discours que nous intériorisons trop souvent.

Quand la confiance n’est pas au rendez-vous, on a souvent de mauvaises stratégies d’adaptation. On se cache derrière ceux qui ont une plus forte personnalité, on reste dans le confort d’un emploi que l’on connait par cœur même s’il ne nous plait plus ou pas, on reste passif en amour et lorsque l’on rencontre la personne « idéale », on en perd notre latin et on met bien de l’avant nos défauts pour se rassurer qu’il ne soit pas déçu en les découvrant lui-même. Bref, ça peut devenir plate sur un moyen temps. Et c’est peu valorisant. Bienvenue le cercle vicieux.

L’estime de soi est conditionnée à l’enfance et elle est perméable aux attentes, aux désirs et aux stimulations du monde extérieur. Elle est à la fois la source et la conséquence de nos actes et de nos pensées. Malgré ceci, nous ne sommes pas prisonniers de notre passé. L’estime peut être améliorée à l’âge adulte avec du travail, de la volonté et une bonne dose d’acceptation. Quelques conseils pour y arriver :

  • Entamer une réflexion : comment je me vois? Ce que je vois me plait-il? Ensuite, changer ses lunettes négatives pour de plus positives. Au lieu de mettre l’emphase sur ce que nous percevons comme des défauts, se concentrer à trouver ce que nous trouvons beau, ou au moins convenable. Je suggère de mettre de l’avant ces qualités physiques et psychologiques, d’en faire notre particularité. Il faut changer son regard sur soi avant de changer celui des autres. Il faut s’aimer soi-même avant de pouvoir être véritablement aimé par les autres. Ça sonne cliché, mais c’est vrai.

  • Faire connaissance avec soi : l’estime de soi ne peut se construire que sur un terrain solide et connu. Se poser des questions sur nos intérêts, sur nos choix, nos croyances personnelles, sur nos forces et sur nos limites aide à mieux évaluer ce qu’on est en mesure de changer ou ce que l’on doit accepter.

  • Vivre de nouvelles expériences : développer de nouveaux intérêts, essayer de nouvelles choses permet non seulement de mieux se connaitre (point 2), mais aussi de vivre de petites réussites. On peut découvrir un talent en art, en danse, dans un sport, en cuisine, etc. Ce sont les actions concrètes et les petites réussites qui nous renvoient une image positive de nous-même et par conséquent, nous construisons une meilleure estime. Il est aussi intéressant que l’estime de soi ne soit pas uniquement tributaire d’une seule sphère de notre vie, par exemple le travail. En explorant différents domaines, on multiplie nos chances de construire une meilleure estime. Et quand on ne se plait pas dans quelque chose, il est toujours possible d’en tester une autre. On laisse les exigences élevées dans un coffre sous clé à la maison.

  • Changer son discours intérieur : on est souvent notre pire critique. Un pas vers l’évolution consiste à accepter ce que l’on est, avec nos forces et nos faiblesses. Le manque d’estime de soi est généralement lié à un discours interne négatif où nos faiblesses ou bien ce que nous percevons comme des défauts sont scrutés à la loupe. Il faut changer la cassette intérieure en se questionnant d’où viennent ces messages négatifs. Sont-ils complètement véridiques? Peut-on au moins les assouplir? La critique de soi négative est rarement utile. Elle amène généralement le découragement ou elle empêche l’action. Il faut s’exercer à contrer ce discours par des paroles plus douces et plus réalistes, même si au début on n’y croit pas. Il faut inventer une nouvelle voix. Ça peut être le travail d’une vie, mais il faut bien commencer quelque part. Et se rappeler que personne n’est parfait!

  • Passer à l’action (agir, même modestement) : cibler des objectifs personnels, même minimes peuvent aider à gagner confiance en soi et en ses moyens. Il est important que les objectifs soient réalistes, clairs, précis. Ça peut être d’améliorer sa patience dans une situation précise comme ça pourrait être de parler à des gens qui nous intimident. Le spectre est large. On peut y aller par des phrases « je veux... », « je souhaite… », « Je décide », etc. Ensuite, on se donne les moyens pour réussir (temps réalistes, outils, formation, etc.) et on peut s’imaginer le film de notre réussite. Noter ses fiertés quotidiennes et se féliciter lorsque nous atteignons ces objectifs sont aussi des moyens positifs de construire la confiance.

Si vous avez besoin d’aller plus loin dans votre réflexion ou que vous désirez être accompagné dans ce processus, n’hésitez pas à consulter :

www.opsq.org

www.ordrepsy.qc.ca

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